Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 10:36

Paris le 30/05/2012

 

CONSTRUISONS UNE EUROPE DE LA DEFENSE !

 

Suite de l’article N°3

 

D’UNE FEDERATION POUR L’EUROPE DE LA DEFENSE

 

ET DE SA GOUVERNANCE POLITIQUE

 

2- GOUVERNANCE DE LA FEDERATION

 

2-1 Généralités

 

Après avoir étudié les formes de gouvernance des principaux états fédérés (USA, Allemagne, Russie et Inde) nous avons constaté que la forme allemande de gouvernance serait celle qui s’adapterait le mieux à une « Europe fédérée de la Défense ».

Dans les paragraphes ci-dessous nous présentons ce que pourrait être cette gouvernance limitée aux seuls aspects de la Défense et des Affaires étrangères, les Affaires extérieures à l’Europe étant nécessairement liées à sa Défense.

 

Cet Europe de la Défense devrait donc être une fédération constituée par les 4 Etats suivants : Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni.

 

Elle devrait donc faire l’objet d’une constitution qui lui donnerait ainsi un statut de nation et ainsi réglerait les problèmes de souveraineté dans les engagements militaires.

 

Les 24 autres Etats de l’Union Européenne seraient considérés comme membres associés et leurs relations avec l’Europe y seraient déterminés  par des traités passés entre chacun de ces Etats et la Fédération.

 

2-2 Modes de Gouvernance

 

Politique de la fédération - Le fonctionnement du système politique de la fédération serait déterminé par une constitution. La fédération serait composée de 4 Etats organisés selon le principe de séparation des pouvoirs et d’une démocratie représentative à régime parlementaire.

 

INSTITUTIONS

 

A la différence des constitutions propres des Etats composant cette fédération, celle de la Fédération ne comprendrait qu’un pouvoir exécutif et deux conseils : le conseil diplomatique des Affaires extérieures et le conseil opérationnel des Affaires militaires

 

Pouvoir exécutif - Il serait assuré par un Président et un Premier ministre.

 

Le Président .  Le président fédéral serait élu pour 4 ans par les chefs des 4 Etats composant la Fédération. Son mandat ne serait est renouvelable qu’une fois.

Le premier ministre - Il exercerait de fait les fonctions essentielles du pouvoir exécutif. Il serait élu pour 4 ans par les chefs des 4 Etats de la fédération et devrait être d’un Etat différent de celui du président.

Le premier ministre proposerait au Président de la Fédération :

- le chef du conseil diplomatique qui serait également le chef de diplomatie de la Fédération et préparait les nominations des ambassadeurs de la Fédération, ambassadeurs accrédités par le Président.

- le chef du conseil militaire qui serait également le Chef de l’Etat-Major interarmées de la fédération.

 

Le conseil fédéral diplomatique serait composé des 4 Ministres des affaires étrangères des Etats de la Fédération. Il serait présidé par le chef de la diplomatie de la Fédération. Il serait chargé de définir sa politique extérieure et en particulier concernant les engagements militaires.

Le conseil fédéral de défense serait composé des 4 Chefs d’Etat-Major interarmées et des 12 Chefs d’Etats-Majors de chaque armée des Etats de la Fédération

Il serait subdivisé en deux sections :

- la première opérationnelle, composée comme il est dit précédemment, chargée de la conduite des engagements opérationnels,

- la deuxième d’Armements et d’Equipements dans laquelle serait inclu, à la composition précédente, les responsables de l’Armement et des Equipements de chaque Etat.

 

Par Amiral Estienne - Publié dans : Politique
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Lundi 28 mai 2012 1 28 /05 /Mai /2012 10:48

Paris le 28/05/2012

 

CONSTRUISONS UNE EUROPE DE LA DEFENSE !

 

1 ère Suite de l’article N°3

 

D’UNE FEDERATION POUR L’EUROPE DE LA DEFENSE

ET DE SA GOUVERNANCE POLITIQUE

 

1-2 Composition basée sur les données économiques (PIB)

 

LES 4 ETATS POUVANT CONSTITUER UNE EUROPE DE LA DEFENSE

 

R

Pays

Surface Km2

Population-2011-Millon

PIB 2010-Millard  $

Forme Etat

Chef Gouv.

1

Allemagne

357 026

81,5

3 900

République fédérale

Chancelier

2

France

675 417

65,4

2 582

République

Premier ministre

3

Italie

301 336

61,0

2 313

République parlementaire

Président du Conseil

4

Royaume-Uni

242 821

62,7

2 480

Monarchie constitutionnelle

Premier ministre

 

EUROPE à 4

1 576 600

270,6

11 275

Fédération

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1-3 Comparaison entre l’Europe à 18 et l’Europe à 4 et les Grandes puissances de l’Hémisphère Nord

 

Ce paragraphe vise à bouleverser un système mis en place à partir de l’OTAN dont personne ne pourra nier qu’il est sous influence des USA et que l’Union Européenne n’a pu le remplacer parce qu’étant adaptée principalement a des relations politiques ou économiques et non militaires.

Si l’Europe de la Défense, et donc la France, veulent compter dans le monde actuel elles doivent avoir dans les domaines politiques, économiques, financiers et militaires des dimensions équivalentes aux 4 autres grandes puissances de l’hémisphère nord présentées dans le tableau ci-dessous pour lesquelles on notera qu’à part la Chine elles sont toutes des Républiques fédérales. Nous proposons donc de créer une Fédération de « l’Europe de la Défense ».

 

R

Pays

Surface- Milion-Km2

Population-2011-Million-habitans

PIB 2010-Millard de $

Forme Etat

Chef Gouv.

1

USA

9 826

313

15 000

République fédérale

Président

2

Russie

17 098

143

2 376

République fédérale

Chef du Gouvernement

3

Chine

9 597

1 344

8 765

République parti unique

Premier ministre

4

Inde

3 287

1 210

3 680

République fédérale

Premier ministre

 

Europe à 4

1 576

270,6

11 275

Fédération

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Amiral Estienne - Publié dans : Politique
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 10:19

Paris le 25/05/2012

 

CONSTRUISONS UNE EUROPE DE LA DEFENSE !

 

Début de l’article N°3

 

D’UNE FEDERATION POUR L’EUROPE DE LA DEFENSE

 

ET DE SA GOUVERNANCE POLITIQUE

 

Avant propos

 

Dans la première partie nous avons tenté d’expliquer les raisons de « l’hibernation de le défense » et de montrer que les procédés employés jusqu’ici (OTAN et UNION EUROPEENNE) n’arriveraient pas à la réchauffer.

Dans la deuxième partie nous avons tenté de montrer que ce réchauffement de l’Europe de la Défense ne pouvait provenir que la constitution d’une fédération européenne adaptée à sa défense et porteuse d’une souveraineté différente de celle des Etats de la Fédération.

Dans cette troisième partie nous allons tenter de montrer :

- par combien et quels Etats - Nations cette fédération devrait être constituée,

- comment elle devrait être gouvernée, par qui elle devrait l’être, comment devraient être choisis les gouvernants ….

 

1-COMPOSITIONS POSSIBLES LA FEDERATON

 

1-1 Composition basée sur les superficies des Etats et leurs positions centrales dans l’hémisphère Nord

 

LES 18 ETATS POUVANT CONSTITUER UNE EUROPE DE LA DEFENSE

 

R

Pays

Surface Km2

Population-2011-Millon

PIB 2010-Millard  $

Forme Etat

Chef Gouv.

1

Allemagne

357 026

81,5

3 900

République fédérale

Chancelier

2

Belgique

30 528

11,0

506

Monarchie parlementaire fédérale

Premier ministre

3

France

675 417

65,4

2 582

République

Premier ministre

4

Italie

301 336

61,0

2 313

République parlementaire

Président du Conseil

5

Pays-Bas

41 528

16,8

900

Monarchie constitutionnelle

Ministre Président

6

Danemark

43 100

5,5

215

Monarchie constitutionnelle

Ministre d’Etat


 

7

Irlande

70 273

4,7

181

République

Premier ministre

8

Royaume-Uni

242 821

62,7

2 480

Monarchie constitutionnelle

Premier ministre

9

Grèce

131 957

10,8

343

République parlementaire

Premier ministre

10

Espagne

505 911

46,7

1 611

Monarchie constitutionnelle

Président Gouvernement

11

Portugal

92 201

10,6

232

République parlementaire

Premier ministre

12

Autriche

83 871

8,2

377

République fédérale

Chancelier

13

Hongrie

93 029

10,1

190

République parlementaire

Ministre Président

14

Pologne

312 685

38,5

725

République parlementaire

Président du Conseil

15

Rép. Tchèque

78 870

10,1

225

République parlementaire

Président du Gouvernement

16

Slovaquie

49 035

5,5

115

République parlementaire

Président du Gouvernement

17

Slovénie

20 273

2,0

50

République parlementaire

Président du Gouvernement

18

Croatie

56 542

4,3

63

Démocratie parlementaire

Président du Gouvernement

 

EUROPE à 18

3186403

454

17 071

 

 

 


 

 

Par Amiral Estienne - Publié dans : Politique
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 18:24

Paris le 20/05/2012

 

CONSTRUISONS UNE EUROPE DE LA DEFENSE !

 

Deuxième partie de l’article N°2

 

ANALYSE DE LA SITUATION ACTUELLE

 

 

1-2 APPLICATIONS A L’EUROPE DE LA DEFENSE

 

1-2-1 Principaux enseignements retirés du paragraphe 2-2 de la première partie

 

Il apparaît que l’Union Européenne a été négociée par des hommes uniquement préoccupés de problèmes politiques et économiques, les problèmes de défense semblent n’avoir jamais été abordés.

Les dispositions régissant cette union résultent par essence de traités internationaux.

Il apparait également que dans une Europe à 28 Etats - Nations il n’a pas été tenu compte de leurs caractéristiques réciproques (surfaces, populations, capacités économiques). L’impression fondamentale est que 3 ou 4 Pays ont eu la conscience de la nécessité d’une construction européenne et que les autres pays s’y sont joints en espérant y gratter des avantages.

Ce sont les pays où les auteurs des articles précités ont pu avoir une certaine influence .

 

1-2-2 Principaux enseignements retirés de cette revue de presse

 

Les articles résumés précédemment ont été surtout orientés sur la construction politique de l’Europe ainsi que sa vie économique par les problèmes liés uniquement à la conduite des hommes et des affaires. Ainsi l’on peut constater que la plupart de leurs auteurs préconisent le fédéralisme pour les aspects économiques et financiers de cette construction.

Si le fédéralisme convient pour gérer ces problèmes communs dans une Europe à 28 états ou nations, malheureusement il ne convient plus pour gérer les problèmes de défense qui sont liés à des notions de souveraineté de ces 28 Etats. On peut donc conclure que si l’Europe des 28 fonctionne c’est bien uniquement pour traiter des problèmes économiques, financiers et de circulation des personnes.

Pour qu’une Europe puisse fonctionner dans le domaine de la Défense il doit être constitué de telle manière soit qu’il respecte les souverainetés existantes soit qu’il crée une nouvelle souveraineté.

 

1-2-3 De la Souveraineté

 

Lorsqu’il s’agit des problèmes de défense, il importe de considérer les problèmes de souveraineté des Etats devant constituer l’Europe car la défense nationale est une des principales prérogatives d’un Etat en tant que nation..

Les définitions présentées ci-dessous ont été recueillies dans un dictionnaire politique consulté sur « Internet ».

La souveraineté nationale caractérise l'indépendance de l'Etat-nation par rapport à d'autres Etats ou à des instances internationales, hormis pour les autorités que cet état a librement accepté de céder.

Le fédéralisme est un mode d'organisation dans laquelle chacun des membres dispose d'une large autonomie et délègue certains de ses pouvoirs à un organisme central, dit fédéral. Les membres participent collectivement et non individuellement aux décisions.

Dans le cas d'un Etat, les compétences législatives, juridiques et administratives sont partagées entre un gouvernement fédéral et des gouvernements de collectivités ou d'Etats fédérés. Exemple : Etats-Unis d'Amérique, République Fédérale d'Allemagne, Confédération Helvétique, Fédération de Russie, Belgique, Inde...

Si d'un point de vue juridique, une confédération d'Etats est fondée sur un traité international, par contre une fédération l'est sur une constitution et une souveraineté.

 

 1-2-4 Principale conclusion

 

Il apparaît donc que si l’on veut considérer la Défense de l’Europe, celui-ci doit être constitué en un Etat de structure fédérale. Cet Etat devrai être formalisé par une constitution qui détermine ses formes de gouvernance en vue d’établir sa souveraineté  .

Des suggestions sur le nombre d’Etats devant participer à cette fédération ainsi que sur la répartition des tâches de défense entre ces états seront présentés dans la troisième partie.

Par Amiral Estienne - Publié dans : Politique
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 18:16

Paris le 15/05/2012

 

CONSTRUISONS UNE EUROPE DE LA DEFENSE !

 

Début de la première partie de l’article N°2

 

ANALYSE DE LA SITUATION ACTUELLE

 

 

1-DES INTERVENTIONS POUR REPENSER L’EUROPE

 

1-1 DES INTERVENTIONS DANS LA PRESSE

 

Sont présentées ci-dessous les résumés des articles traitant des problèmes de Défense pour l’Europe.

 

1-1-1 Article d’Edouard Tetreau

 

Quelques jours avant sa publication, les réactions à la conclusion de mon livre « 20 000 milliards de dollars, sollicitées auprès de plusieurs journalistes français, étaient unanimes : « Les Etats-Unis d’Europe ? Cela ne marchera jamais…personne n’en veut… » L’argumentation est effectivement fournie dans ce sens-là : du « non » français au référendum, au taux d’abstention record aux dernières élections au Parlement de Strasbourg, l’Europe politique n’intéresse pas grand monde.

A commencer par les responsables politiques eux-mêmes : en France, les 577 députés, les 343 sénateurs, et la quarantaine de ministres du gouvernement sont par définition hostiles à ce qui ressemblerait à une perte de leurs pouvoirs et prérogatives. Mais que signifient ces pouvoirs et prérogatives, dans le XXIème siècle des Etats - continents ?

Pendant mes trois années en Amérique, j’ai été témoin de la disparition de l’Europe dans l’agenda des grandes puissances et institutions mondiales. Ma rencontre inopinée avec Barack Obama et Hu Jintao, juste avant un entretien avec Gordon Brown, est un marqueur indélébile : plutôt que le théâtre et la cacophonie du G20, surpeuplé de représentants de pays européens s’évertuant à ne jamais parler d’une seule voix, les deux puissances structurantes de ce début de siècle, la Chine et les Etats-Unis, s’organisent dans le dos, et peut-être bientôt sur le dos de l’Europe et du reste du monde si nous ne faisons rien.

 

1-1-2 Article de Pier Virgilio Dastoli

 

Pier Virgilio Dastoli, président du Mouvement Européen - Italie , met en évidence les échecs d’une Europe intergouvernementale qui met en péril l’idéal européen. Il appelle à la création, en deux temps, des États-Unis d’Europe pour sauver la démocratie menacée par la crise.

Le renforcement de l’Union européenne dans le sens d’une plus grande intégration économique et politique se trouve de plus en plus menacé. Si les États membres et les peuples européens ne s’engagent pas avec urgence dans la bonne direction, le risque est fort d’un retour à une Europe des nations en conflit les unes contre les autres, brisant ainsi 60 ans d’acquis et de succès communautaires (marché commun, libre circulation des personnes, politique agricole commune, paix dont on mesure les bénéfices au regard des crises actuelles ailleurs dans le monde et souvent très proches de nous.

 

L’échec de l’intergouvernementalisme

Le Traité de Lisbonne, conçu et élaboré entre 2002 et 2007, a montré les défauts d’un compromis intergouvernemental, qui sont apparus encore plus évidents après la crise financière internationale.

La proposition d’une réunion périodique des chefs d’États et de gouvernement de la zone Euro, avancée le 16 aout par le directoire franco-allemand, n’est pas en mesure d’assurer l’efficacité et le caractère démocratique du gouvernement économique dont l’UE a besoin. Par ailleurs, après le début des révoltes populaires dans un nombre croissant de pays arabes, les Européens ont montré leur incapacité à réagir en leur proposant une vision et une politique ambitieuse.

- La voie qui doit conduire l’Union européenne à parachever ce qui était l’objectif à sa création, sa finalité fédérale, et donc son évolution vers les États-Unis d’Europe, seuls à même de donner à l’Europe un poids dans le monde face aux grandes puissances et de modifier ensemble la trajectoire d’une mondialisation débridée en lui imposant des règles d’abord civiques, sociales, environnementales.

- Le chemin du retour en arrière, aux revendications des intérêts nationaux laissant place à des affrontements entre des groupes, plus ou moins volatils, de pays.

 

La place inquiétante laissée à la seconde voie est aujourd’hui évidente (cf l’absence de politiques économiques ou de sécurité communes, la montée des populismes et nationalismes divers, la mise en cause des immigrés, mais aussi la montée des “indignations”…). Virgilio plaide pour les étapes suivantes :

Dans une première étape : L’adoption en urgence d’un budget européen fondé exclusivement sur des ressources propres auxquelles il faudra ajouter les « Euro-obligations ». Donc capable d’assurer en même temps les fonctions d’allocation de ressources, notamment dans les domaines clés pour le futur de notre Europe, ceux de l’innovation, de la recherche, de l’énergie et de l’environnement, et les fonctions de redistribution propres à garantir la cohésion sociale et aussi territoriale interne et la solidarité externe, en premier lieu vers les pays de la Méditerranée méridionale.

Nous proposons aussi que la politique d’aide au développement et des aides alimentaires devienne une compétence exclusive de l’Union européenne et qu’une vraie politique commune d’immigration soit finalement mise en place.

Dans une deuxième étape : Il faut aller rassembler tous les pays et les peuples qui partagent le principe de la supranationalité et acceptent le modèle fédéral dans un système constitutionnel nouveau : les États-Unis d’Europe.

 

La méthode soutenue est celle d’une Convention constituante se réunissant à l’automne 2014 et garantissant le rôle central du Parlement européen et associant la Commission européenne ainsi que les parlements et les gouvernements des pays prêts à accomplir un pas décisif vers les États-Unis d’Europe. Le texte issu de cette Convention serait soumis à un référendum pan-européen.

Il faut oser plus d’Europe pour sortir de la crise tant sociale, économique que celle qui menace le fonctionnement même de nos démocraties

 

1-1-3 Article de Dominique Voynet dans le « Monde » - LE DOGME NEOLIBERAL EMMENE L'EUROPE DANS UN MUR

Ayant voté, en 2005, pour la Constitution européenne, tout en partageant bien des critiques émises contre ce traité. Soucieuse d'engranger les avancées, comme nous disions, j'étais sceptique quant à l'idée d'un sursaut qui aurait permis, après une victoire du "non", "de renégocier sur de meilleurs bases". Les faits sont là : le "non" l'a emporté, sans bouleverser miraculeusement les rapports de force européens, déjà très favorables aux libéraux. Ce pari là a échoué. Mais l'honnêteté implique d'admettre que le pari du "oui de gauche" a échoué lui aussi. Là où nous espérions une étape supplémentaire dans l'intégration et la solidarité communautaires, l'alliance de la bureaucratie et de la finance a borné l'Europe à sa dimension étroitement instrumentale : faire l'Europe, mais au seul service de l'équilibre budgétaire, de la réduction de l'intervention publique et de l'expansion des marchés.

Alors que faire ? D'abord, cesser de penser et de parler dans des termes devenus obsolètes. Ne plus se sentir intimidés par notre propre volontarisme européen, et accepter de regarder l'Europe telle qu'elle est. Pas seulement telle qu'elle pourrait être, telle que nous voudrions qu'elle soit, mais telle qu'elle est, et apparaît, nue, aux yeux des européens.

 

1-1-4 Article de Bernard Guetta dans « le Monde » - Les «Etats-Unis d’Europe

 

C’est en observant ce système fédéral des USA que Victor Hugo avait conçu le rêve des «Etats-Unis d’Europe» et, en disant que ce rêve était l’objectif ultime du processus d’unification européenne. Ces trois mots, même les plus déterminés des partisans de l’unité de l’Europe n’osaient plus les employer.

Que le débat s’ouvre et que ses termes se clarifient, ou qu’on en reste à cet entre-deux si pernicieux où l’Union européenne hésite entre être et ne pas être ? Vaut-il mieux le souffle d’une bataille politique ou le désintérêt que suscite aujourd’hui une union qui a, déjà, tant des attributs d’un Etat fédéral mais n’en a ni les politiques ni le gouvernement communs ? La réponse est dans la question.

- Les uns acceptent l’idée de l’unité mais strictement limitée à la création d’une union commerciale et monétaire n’empiétant pas sur les prérogatives des Etats.

- Les autres veulent un Etat commun, un Etat européen, soit avec un Premier ministre procédant d’une majorité parlementaire, soit avec un président élu au suffrage universel mais, dans l’un ou l’autre cas, un exécutif désigné par le suffrage universel paneuropéen.


 

1-1-5 Article de Pierre Levy- Blogeur  associé - VERS DES «ETATS-UNIS D'EUROPE» ?

 

Bien avant Laurence Parisot, au XXe siècle, l'écrivain Stefan Zweig promulguait déjà l'idée d' Etats-Unis d'Europe. La différence avec aujourd'hui ?

L'auteur autrichien, fervent humaniste, souhaitait abolir les frontières et les nationalismes, en misant sur l'art comme facteur de développement humain. Il s’agissait, cette fois, d’afficher les impératifs que le Medef entend faire valoir auprès des candidats à l’Elysée.

 Mme Parisot a d’emblée insisté sur sa première priorité : « une Europe fédérale, celle des Etats unis d'Europe » avec notamment un « commissaire à l'économie et aux finances, véritable «ministre» présidant le conseil Ecofin ».

 

Politique intérieure

Depuis plusieurs semaines, Angela Merkel ne cesse de répéter son credo, qu’elle a notamment précisé dans un entretien accordé à six grands quotidiens européens : elle appelle de ses vœux « un long processus au cours duquel nous transférerons davantage de compétences à la Commission, qui fonctionnera alors comme un véritable gouvernement européen. Le Conseil formera la deuxième chambre. Pour finir, nous avons la Cour européenne de justice comme Cour suprême ». D’ailleurs, résume Mme Merkel, « l’Europe, c’est de la politique intérieure ».

 

Une Europe allemande

 

Nul désormais ne peut s’y tromper : comme le constatait l’agence Reuters au lendemain du sommet européen du 31 janvier, « les dirigeants de l'UE ont consacré l’existence d'une Europe allemande fondée sur le modèle d'austérité et de stabilité budgétaire promu par Berlin ». Symbole de cette tentation : le projet de traité dit de stabilité et de gouvernance, comportant l’obligation pour chaque pays d’intégrer un « frein à la dette », sous la surveillance de la « Cour suprême ». Ce mécanisme, conçu pour dessaisir les pays de leur souveraineté budgétaire, devant être, selon la chancelière, « contraignant et éternel ».

Le puzzle prend ainsi toute sa cohérence : une « gouvernance économique » reposant sur des règles intangibles et des sanctions ; un embryon de Trésor européen auquel chaque pays sera tenu de cotiser sans condition et sans limite ; un gouvernement politique et des institutions de nature ouvertement super-étatiques, incluant une Cour suprême. 

A cette lumière, on comprend mieux à quel point la crise financière puis économique constitue cette « occasion inouïe » que les dirigeants allemands – et le patronat européen – comptent utiliser pour mettre en œuvre des projets dont le seul énoncé leur eût paru, il y a deux ans encore, totalement tabou.

 

1-1-6 Article du Medef - Parisot plaide pour la création des Etats-unis d'Europe

 

La patronne du Medef a appelé les pays de la zone euro à entrer dans "l'an 1" d'un nouveau fédéralisme, vers la constitution d'une nouvelle patrie".

La patronne des patrons français, Laurence Parisot, appelle les Européens à créer d'urgence des Etats-Unis d'Europe pour contrer la menace d'une désintégration de l'Union européenne et de "décennies d'appauvrissement", dans une tribune publiée mercredi dans Le Monde.

"Le démantèlement de l'euro et le délitement de l'Europe provoqueraient pour les peuples européens des décennies d'appauvrissement", avertit la présidente du Medef dans cette tribune intitulée "Créons d'urgence les Etats-Unis d'Europe!".

Expliquant que chaque pays européen verrait sa dette s'alourdir, sous l'effet des dévalutations probables qui s'ensuivraient, et perdrait sa puissance de négociation avec l'extérieur, Laurence Parisot évoque la situation qui avait prévalu avant la Seconde Guerre mondiale.

 

Risque de courses à la dévaluation

"Pire, nous risquerions d'entrer entre nous dans une course à la dévaluation compétitive, ce qui fut le cas dans les années 30, et contribua à la guerre", écrit-elle.

"La solution existe. Elle est audacieuse. Elle s'appelle Etats-Unis d'Europe, fédéralisme européen, délégation de souveraineté", poursuit-elle.

Outre les questions budgétaires et fiscales, les questions sociales devront elles aussi être abordées à l'échelle européenne, précise-t-elle.

"Il faut vouloir avancer vers un territoire reconfiguré, vers une nouvelle patrie, vers l'an 1 d'une véritable pratique de notre Histoire fédérale", estime Laurence Parisot

 

Par Amiral Estienne - Publié dans : Politique
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